Réussir sa première année d'accès aux études de santé reste, statistiquement, l'un des passages les plus sélectifs de l'enseignement supérieur français. Le ministère de l'Enseignement supérieur publie chaque année un bilan détaillé de cette réussite : voici ce qu'il montre.
En bref
- Selon le ministère de l'Enseignement supérieur, le taux de réussite global en première année d'accès aux études de santé s'est stabilisé autour de 40 % pour l'accès aux filières médicales, dentaires, pharmaceutiques, de maïeutique ou de kinésithérapie, sur un ou deux ans.
- Les résultats varient très fortement selon le profil scolaire : le ministère relève un taux de réussite de seulement 3,6 % pour les bacheliers sans mention, contre 77 % pour ceux ayant obtenu une mention très bien.
- Selon L'Étudiant, environ un quart des étudiants inscrits en première année d'accès aux études de santé parviennent finalement à intégrer l'une de ces filières.
- Le taux de réussite diffère aussi selon la voie d'accès choisie pour cette première année, certaines voies affichant des taux nettement plus élevés que d'autres.
- Ces chiffres portent sur des cohortes précises (notamment la rentrée 2021) et doivent être actualisés faculté par faculté pour un usage individuel.
Un taux global autour de 40 %
Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche publie régulièrement des notes d'information sur le parcours et la réussite des étudiants en première année d'accès aux études de santé. Ses données montrent que le taux de réussite global, mesuré sur un ou deux ans pour l'accès aux filières médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie ou kinésithérapie, s'est stabilisé autour de 40 % pour les néo-bacheliers inscrits lors des rentrées récentes. Concrètement, cela signifie qu'environ deux étudiants sur cinq parviennent à intégrer l'une de ces filières dans les deux ans suivant leur entrée en première année d'accès aux études de santé.
Un écart considérable selon le profil scolaire
La même source ministérielle met en évidence un facteur déterminant : la mention obtenue au baccalauréat. Le taux de réussite en un ou deux ans n'est que de 3,6 % pour les bacheliers sans mention, contre 77 % pour ceux qui ont décroché une mention très bien. Entre ces deux extrêmes, le taux progresse de façon quasi linéaire avec le niveau de mention. Ce constat rejoint les recommandations classiques faites aux lycéens sur l'importance du dossier scolaire, y compris sur la moyenne générale nécessaire pour aborder sereinement cette première année.
Des taux différents selon la voie choisie
Les données du ministère montrent également que la voie d'accès choisie pour cette première année influence sensiblement les chances de réussite : certains parcours affichent des taux d'admission nettement plus élevés que d'autres au terme de la première ou de la deuxième année. Cette différence tient en partie à la nature du public qui choisit chaque voie et à la structure propre de chaque parcours. Il est donc conseillé, lors des choix effectués sur Parcoursup, de bien se renseigner sur les taux de réussite propres à chaque faculté et à chaque parcours envisagé, ces taux pouvant varier fortement d'un établissement à l'autre.
Le regard de la presse spécialisée
L'Étudiant, qui suit chaque année ces statistiques, indique qu'environ un quart des étudiants inscrits en première année d'accès aux études de santé finissent par intégrer effectivement l'une des filières médicales, dentaires, pharmaceutiques, de maïeutique ou de kinésithérapie. Ce chiffre, cohérent avec les données ministérielles une fois rapporté à l'ensemble des inscrits (au-delà des seuls néo-bacheliers), rappelle qu'une large majorité des étudiants qui se lancent dans cette voie n'accèdent pas à ces filières via ce chemin, sans que cela signifie nécessairement un échec : nombre d'entre eux se réorientent vers d'autres licences ou d'autres voies d'accès aux études de santé.
Le facteur le plus déterminant identifié par le ministère n'est ni la faculté choisie ni la motivation affichée, mais le niveau scolaire au moment de l'entrée : un écart de plus de 70 points de pourcentage sépare les bacheliers sans mention de ceux ayant obtenu une mention très bien.
Ce qu'il faut retenir avant de se lancer
Ces statistiques nationales donnent un ordre de grandeur utile, mais elles ne remplacent pas les données locales : chaque faculté publie ses propres taux de réussite, qui peuvent s'écarter sensiblement de la moyenne nationale selon le nombre de places ouvertes, le nombre de candidatures reçues et le profil des étudiants inscrits. Avant de se projeter, il reste donc indispensable de consulter les données actualisées de la ou des facultés visées, disponibles sur Parcoursup et sur les sites des universités elles-mêmes.






